A propos

 

“Notre sentiment d’identité humaine contient aussi celui d’altérité. Pour chaque création je pars à la découverte d’une forme d’altérité nouvelle. Quel est le critère de la compréhension d’autrui ? Les femmes –altérité absolue selon de Beauvoir– ont été mon premier sujet d’étude, avant de m’intéresser à l’altérité intime (genre, relations duales), et l’altérité psychique (l’inconscient). Cette altérité fondamentale est subtile, et dans la logique binaire, technocratique, qui nous domine actuellement, dérange. C’est soit l’étranger absolu, soit le semblable. Il nous faut reconnaître que l’unité humaine et la diversité humaine sont inséparables, et respecter l’une et l’autre. C’est ce que j’explore dans mon travail, sous forme de sculptures et tissages.
De façon collective, l’altérité prend un sens politique. Intéressée par les relations, leur porosité et l’idée d’échanges, ma recherche m’a entraînée vers la création en 2017 d’un nouveau type de “sculpture”: l’organisation aux formes fluctuantes elAboRaTory.
Je crois dans la multiplication des oasis de résistance, liées les unes aux autres par cette idée de fraternité humaine, précaire et souvent fugitive mais toujours fructueuse et constructive.


Plasticienne et céramiste, Séverine Assouline vit et travaille à Paris. Influencé par la psychanalyse et le numérique, qu’elle pratique professionnellement, son travail a pour but de déchiffrer l’individu dans sa globalité, de ses choix intimes, à son appartenance au collectif, culturel, politique et social. 

   

L’artiste nourrit son travail d’éléments tirés de représentations de figures animales, d’éléments naturels, d’effigies ancestrales ou de référents légendaires, dans une figuration contemporaine et via différents médiums dont la sculpture céramique et textile. Ses travaux proposent une interprétation plastique de concepts théoriques et de notions empruntées à l’inconscient collectif, tels que la normativité sociale, la mascarade du féminin, l’identité de genre et le désir. Au travers d’oeuvres activables et de mises en relation collectives, l’artiste entre en relation avec le sujet principal de sa recherche, Autrui. 

Elle a participé à de nombreuses expositions comme artiste et commissaire, dont récemment “Il y a des jours” dans le cadre de “Traversée Africaine” aux Ateliers Babiole à Ivry et MUE, organisée par Quai 36 dans l'ancien musée Pierre Cardin. Elle est à l’origine de elAboRaTory qu’elle déploie depuis 2017.

  

bio

Dans un monde en plein essor numérique, Séverine débute son protocole de création à la fin des années 90 en tant que rédacteur en chef d’un magazine culturel, puis devient entrepreneur au début des années 2000. Elle développe un nouveau concept de start-up, urban safari, qui associe l'idée de loisir interactif à une perspective sociologique, culturelle et éducative.

 

Activiste féministe, Assouline fonde parallèlement le premier réseau français de femmes, Cyberelles, destiné à promouvoir leur empowerment dans le domaine du numérique. En 2010, elle poursuit son engagement et crée le concours Power Starter dans le but de faire émerger de nouveaux talents féminins issus des Quartiers.

 

Séverine se consacre par la suite à l'art visuel. Via différents médiums tels que la sculpture, la performance, la vidéo et l’installation, elle questionne sans relâche la notion d’altérité. En proposant une interprétation plastique de concepts théoriques et de notions empruntées à l’inconscient collectif, tels que la mascarade du féminin, l’identité de genre et le désir, elle cherche à susciter l’émoi et le questionnement.

 

Ses œuvres sont présentées lors de plusieurs expositions collectives et personnelles en France.  Encouragée par ce succès, elle crée en 2017 le réseau e/lAboRaTory et son artist-run space: le lab’. Avec de nombreuses expositions à son actif, Séverine Assouline articule un réseau d’échanges et de soutien en faveur de la création artistique contemporaine.