bio
Séverine Assouline est née en 1976, vit et travaille à Paris.
Artiste pluridisciplinaire, ses mediums de prédilection sont la sculpture céramique et textile ainsi que l’art numérique.
Elle a été invitée à montrer son travail personnel dans le cadre de la Science de l’art au Plateau de Saclay par Marc Williams Debono et à la galerie La Ralentie, par Isabelle Floch ainsi qu’aux Ateliers Babiole à Ivry pour l ’exposition i.CARE après sa résidence de 2020. En 2021, elle réside également à La Borne pour Greenpatch Ceramics autour de la permaculture humaine.
Son travail a été montré dans différentes expositions collectives, notamment Lotolotolotophages et Il y a de Jours dans le cadre de « Traversées Africaines » en 2024 et 2022 et Cas de Havre Exquis lors de MUE, à l’ancien musée Pierre Cardin. Elle a également travaillé avec plusieurs municipalités pour des expositions d’art public, dont Andresy, Fontenay et Palaiseau.
Ses oeuvres sont présentes dans plusieurs collections privées de collectionneurs engagés dans le champ de l’art et de l’architecture, et ont fait l’objet de publications dans des médias tels que France TV et Marie Claire Maison.
démarche
Ma pratique explore les liens entre artisanat et nouvelles technologies, interrogeant notre civilisation et son rapport à l’altérité à travers les traces de mythologies et de civilisations effacées ou en cours d’effacement. Petite fille d’artisans textile et ancienne entrepreneuse dans le numérique, ma démarche porte une dimension profondément personnelle.
En tissant un dialogue entre traditions et modernité, ma mémoire individuelle rencontre une vision globale. Parce que l’altérité est au coeur de ma démarche, je dépasse les frontières de ma propre culture pour créer des ponts entre civilisations – passées, présentes – et pour rechercher un socle commun, dans une époque de turbulences.
J’ai commencé par la céramique, cherchant à renouer avec une matérialité concrète après avoir exercé une profession dans l’immatérialité du virtuel, souvent marquée par une distance physique avec mes interlocuteurs. Progressivement, j’ai expérimenté d’autres matériaux sculpturaux, mais ce sont les cordes qui ont capté mon attention : leur charge symbolique, oscillant entre lien et entrave, résonne profondément avec ma réflexion sur l’altérité et les relations humaines. Mon travail s’est ensuite étendu à des installations hybrides, où ces matériaux dialoguent avec des technologies contemporaines telles que Blender ou Arduino, ainsi qu’avec la vidéo, pour enrichir mes
questionnements sur les interactions et les tensions entre le tangible et le numérique.
En parallèle, j’exerce une pratique psychanalytique, elle aussi nourrie d’une réflexion sur l’altérité comme fondement de notre identité humaine. Comment appréhender l’autre, cet étranger en soi et hors de soi ? Simone de Beauvoir désignait les femmes comme l’altérité absolue : elles ont été mon premier champ d’exploration. Ce travail s’est ensuite
étendu à l’altérité intime (genre, relations binaires), psychique (l’inconscient) et politique, traçant des lignes de tension et de rencontre entre identité et différence.
